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:: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. ::

 
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Frozen Mortegivre
Hydrisse

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MessagePosté le: Jeu 12 Juin - 14:16 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

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L'ange trouvait sa lame anti-lui même très satisfaisante, et se disait de plus en plus qu'une seconde épée était nécessaire, afin d'évoluer vers un nouveau style de combat, et d'augmenter sa maîtrise de l'épée, et aussi sa force, en maniant deux épées moyennes à la fois. Il aurait pu faire la même chose avec deux lames lourdes, mais la première arme de grande qualité en sa possession était un katana, à savoir une lame moyenne. Afin de faciliter l'usage, et de garantir un équilibre sans faille durant le combat, il lui fallait une lame de même masse. Mais cette fois-ci, il lui fallait une métal et des effets totalement différents, pour une cible toute autre. Il recherchait un effet en particulier qu'une seule personne sur ce continent pouvait lui procurer, s'il y mettait les moyens.


Frozen s'était enrichit durant les derniers mois, et avait très certainement les moyens de se procurer une telle arme. Ainsi, il réfléchit au chemin pour se rendre au magasin de l'élève Stewart, et sortit aussitôt de son état d'hibernation, au fin-fond de son lit douillet. Il se dressa, s'habilla en vitesse dans son accoutrement habituel de ville, une simple chemise bleue à moitié ouverte sur le haut, laissant à la vue des passants le milieu de la poitrine du brun, une pantalon noir, ainsi que des chaussures de la même couleur. Il se passe la main dans les cheveux, se regarda rapidement dans le miroir de sa chambre, où il résidait seul, depuis longtemps maintenant. Il vit dans le miroir un homme triste et furieux. Mais contre qui ? Pas seulement contre l'homme qu'il désirait tuer, mais contre l'administration de l'Académie, tous ces professeurs, et directeurs, qui avaient laissé partir une gamine sans la retenir, qui avaient laissé partir SA gamine. Celle qui rythmait ses journées, et avec il espérait pouvoir rythmer sa vie entière, mais sans pour autant lui dire réellement. Il vit une âme brisée, par un vide familiale apparent, mais aussi par une évidente faiblesse qu'il essayait de cacher et de combler avec des heures interminables d'entraînement. Des progrès, il en avait fait des énormes depuis son dernier combat contre le forgeron, pour sûr oui ! Mais ce n'était pas une raison pour provoquer à nouveau des craquements d'os et des écoulements de sang inutiles, surtout pour une question d’orgueil.


Cela ne changea en rien le fait que l'hydrissien prit tout de même son arme faite il y a quelques mois maintenant par l'homme chez qui il se dirigeait d'un pas rapide et sûr. Cette lame, il en aurait peut être besoin pour se défendre, mais surtout pour la faire restaurer auprès de son créateur lui même. Ainsi, il se rendit à l’Épéiste Affirmé, et passa la porte du magasin, qui était de nouveau en état. Personne n'était au comptoir, Frozen regardait alors autour de lui sans rien dire. Il revoyait encore son corps se faire baladait à travers l'établissement, le pilier de glace qui avait à peine perturbé son adversaire, et puis ce râtelier par lequel il était passé. Tout était réparé, neuf et propre. Les armes étaient placées avec soin, presque symétriquement de part et autre du magasin. 


Droit, tout en retirant la lame de son fourreau de roseaux, le Déchu rafraîchissait l'air dans le bâtiment, afin de sortir le vendeur de sa sieste s'il dormait ou s'il était tout simplement occupé à autre chose. Il finit par se prononcer, et dit de sa voix naturellement grave : 


" Le toit aussi a-t-il était rénové ? "
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Hollow Stewart
Hadès

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MessagePosté le: Jeu 12 Juin - 23:44 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

Un pas claudiquant se fit entendre dans l'escalier de pierre, tandis qu'apparaissait le garçon qui tenait la boutique. Son unique prunelle, d'un rouge flamboyant, ne quittait pas le visage de l'ange déchu, tandis qu'il s'avançait en boitant vers le comptoir. Le jeune homme put voir que le commerçant n'était pas d'humeur particulièrement agréable, ce jour-là. Manque de chance pour lui. Malgré sa longue absence, l'élève d'Hydrisse avait sans doute été mis au courant des événements des derniers mois, et des conséquences qui en avaient découlé. Devant lui se tenait l'une de ces conséquences, mutilé, plus que l'ombre de lui-même. Déjà que sa forme d'enfant pouvait par moments se révéler être un handicap, il s'agissait là d'un tout autre niveau dans l'horreur. La partie gauche du visage, globe oculaire compris, complètement calcinée, des sutures grossières et dégoûtantes sur plus de la moitié de son cou, un bras gauche tranché net au niveau de l'épaule, et une jambe droite sectionnée en plein milieu de la cuisse, remplacée par une prothèse de bois et de métal, sur laquelle était solidement fixée un revolver de gros calibre, dont chaque chambre du barillet contenait une cartouche spécialement conçue pour anéantir un type d'adversaire particulier. En voyant que son client était Frozen Mortegivre, il ne dissimula pas un mouvement de son pouce pour tourner de deux crans le barillet, plaçant devant le canon une munition en métal angélique, à gravure de bannissement en Enochien, et contenant une cartouche de sang de déchu en son cœur. Il n'était peut-être plus aussi apte à se battre, il n'en était pas moins rapide lorsqu'il s'agissait de dégainer et de tirer. Enfin, il prit doucement la parole, en chuchotant presque.

"Tu vois encore un trou dans la toiture ? Non ? Tu as ta réponse.

Et puis, entre nous, tu connais combien de Co**ards qui laissent leur gagne-pain en ruines pendant un an ? Question à la c*n, j'te jure...
"

A peine eut-il le temps de finir sa dernière phrase qu'il se mit à tousser un peu de sang, tandis que sa plaie au cou se rouvrait légèrement, laissant passer plus de sang qu'il essuya d'un revers de sa main gantée, la nettoyant ensuite rapidement sur son t-shirt noir assez moulant qui révélait des muscles saillants, au travers desquels des cicatrices en formes de labours subsistaient. Il essuya le reste du sang sur son pantalon militaire qui se vit paré de bavures écarlates. Ce n'était vraiment pas une bonne journée. En ce moment, de toute façon, et sauf exceptions, les journées étaient toutes des mauvaises journées. Depuis que la guerre était terminée, il ne vivait plus que pour le travail, en essayant d'oublier tout ce qu'il avait pu voir. Mais c'était peine perdue. Et il s'empêchait de dormir, si bien que des cernes noirâtres étaient visibles sous son œil encore valide. Il avait envie d'en finir rapidement, aussi il reprit, quitte à devoir recracher du sang.

"Perdons pas de temps, je vois dans tes yeux que t'es haineux... Et depuis pas mal de temps. Et ça se voit aussi que tu gardes ça pour toi depuis pas mal de temps, au point que c'est en train de te ronger jusqu'à la moelle, et tu le sais et tu t'en bats royalement les reins, à défaut d'autres choses.

Du coup, t'es venu pour quoi ? Ou plutôt, t'es venu buter qui ?

Si c'est moi, je t'avouerai que je trouve ça lâche de profiter de mon handicap pour t'assurer des points. Mais ça va pas m'empêcher de te refaire une cavité rectale avec un peu de magie et ce qui me tombera sous la main. Tu peux essayer, mais le résultat sera le même, sauf que tu vas prendre plus cher que les autres fois parce que je me retiendrai pas.

Si, en revanche, t'es venu pour te procurer de quoi tuer quelqu'un d'autres... On va dire que t'as frappé à la bonne porte. Explique-moi rapidement de quoi tu as besoin, et tu seras sorti aussi vite que t'es rentré.
"

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MessagePosté le: Dim 27 Juil - 16:59 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

Une ruine ... Le bâtiment, lui, était flambant neuf, mais le tenancier et forgeron en avait bavé. Il s'agissait certainement des séquelles de cette fameuse bataille face à Samain et ces forces démoniaques. L'ange déchu ne pouvait pas en être, il devrait peut être même avoir honte de s'être absenté quelques semaines avant le massacre. Et quel massacre ! Il n'avait qu'à observer le visage et le corps de "l'enfant" qui se tenait devant lui. Peut être un jour Frozen verra-t-il la vraie apparence de l'élève Stewart, pour l'affronter et mourir une bonne fois pour toute. Mais à l'heure qu'il est, Stewart n'était qu'un semi-cadavre animé par on ne sait quelle volonté. Il semblait faible, il l'était, mais il restait lucide et pour la première fois, il semblait se méfier de Frozen, du moins, c'est ainsi que l'Hydrissien prit le mouvement de bras vers le revolver situé sur la jambe droite du forgeron. S'il le voulait, il aurait pu lui sauter à la gorge et lui infliger encore plus de souffrances qu'il n'en a déjà subi durant la bataille; mais il n'était pas là pour ça ... Pas aujourd'hui du moins. Ayant fin d’observer l'état physique lamentable de son interlocuteur, il lui répondit calmement :


" Je ne peux rien te cacher. Les lézards, j'aime pas ça. Ils représentent un vrai fléau pour nos rues, et je compte bien faire le ménage pour nous tous. Dis moi, si un c*nnard est le plus grand c*onnard d'une armée de plusieurs milliers de c*nnard, qui sont passés par ton village pour faire une pose entre deux assauts de c*nnard, et au passage pour baiser les femmes, peut être même les gosses, tuer les hommes et profaner le reste, tu lui fais quoi à ce Chef des c*nnards ? "


C'était ainsi que le brun avait résumé la situation au forgeron, qui selon Frozen, était l'un des seuls qui pouvait le comprendre et partager ses sentiments. Il retira les deux bretelles de son sac à dos, le posa sur le comptoir et sortit dans l'ordre : sa bourse, deux fioles contenant en tout un bon demi-litre de sang, et ensuite son épée, qu'il sortit de son fourreau, déposant les deux parties (fourreau et lame) sur le comptoir. Il dit ensuite au tenancier, lui présentant les objets :


" Je me suis amusé pendant mes vacances, et je te ramène des souvenirs. Pour toi, ces deux fioles contiennent du sang d'ange d'armes, plutôt intéressant, ou pas, mais je me disais que ça pourrait être utile à quelqu'un. "


Il fit glisser les deux récipients vers l'élève d'Hadès, et ensuite il lui montra la lame; qu'il avait lui même forgée des mois auparavant :


" Je ne l'ai pas nettoyée, elle est couverte de sang, et je pense qu'elle aurait besoin d'être légèrement restaurée, je te la remets, en espérant la revoir au plus vite, avec meilleure mine. "


Ensuite, il reprit son sérieux, et enchaîna :


" De plus, et surtout, je viens pour un nouvel achat. Vois-tu, cette cible compte beaucoup pour moi, et je veux le meilleur outil pour lui en faire baver. J'ai quelques 450 pièces pour toi. Je te les donne toutes. Mais en échange, j'attends le meilleur. Je respecte plus que tout ton travail ,et j'ai toute confiance en ton talent, qu'en penses-tu ? Tu as ce qu'il faut pour subsister à mon besoin ? "
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MessagePosté le: Mar 29 Juil - 11:32 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

"J'avais même pas 10 ans quand l'intégralité de mon clan, les assassins parmi les plus meurtriers des Forêts Elfiques de Beth, a été exterminée par un groupe de vampires. Cette simple pensée, de tous ces gens massacrés et réduits en pièces par une poignée de monstres... Me procure généralement une joie incommensurable."

Il n'en dit pas plus. Il était déjà assez rare de l'entendre parler de ce qui fut autrefois sa vie, il ne comptait pas en rajouter une couche. Il ne sentait pas non plus le besoin de se justifier, aussi longtemps que lui-même comprenait ses propres actions et réactions. Et Dieu qu'il les comprenait. Comment éprouver la moindre sympathie ou compassion pour des immondices qui battent leurs enfants sous prétexte qu'ils ne font pas d'assez bons tueurs à leurs yeux, eux qui ont eu toute leur vie pour affiner leur art et qui espèrent malgré tout de leur progéniture une efficacité équivalente ? Comment avoir de la peine pour des rebuts de la société, dont on se sert pour accomplir les basses besognes dans les conflits politiques entre nations, et qui arrivent malgré tout à être imbus d'eux-mêmes et à regarder les autres de haut ? Ce qui fut autrefois sa famille et son fardeau, il les avait depuis longtemps laissés derrière lui pour se focaliser sur sa propre existence, et ce malgré le fait que son éducation continuait de le poursuivre jusqu'à ce jour. Il était un être asocial, violent et capable de tuer au moindre regard de travers, et couplé à son vampirisme (ce que Clémence appelait la Bête) qui prenait de plus en plus d'ampleur au fur et à mesure que les années passaient et qui lui donnait cette soif inextinguible de sang, de carnage, il était à se demander comment il arrivait à si bien s'intégrer en tant que commerçant. La réponse était très claire, pourtant. De temps en temps, une excursion, une petite retraite pour tuer quelques personnes, parfois une guerre ou deux en terre Muggle comme il savait si bien le faire, et il était reparti pour une année tranquille ou deux. Que demander de plus ?

Il prit les bocaux de sang qu'il fit légèrement tourner dans sa main valide, observant la consistance. Il siffla un coup et sa Cambia, perchée sur ses six petites pattes, descendit avec souplesse de l'étagère à livres qu'elle avait élu comme domicile pour se poser à côté de son maître. Un regard de ce dernier et elle comprit. Difficile d'ouvrir un récipient avec une seule main. Pendant ce temps, le vampire se tourna de nouveau vers son client.


"Tout ça pour te dire quoi ?

La guerre, les massacres, les morts... Chacun peut les voir à sa façon. Mais ça ne change pas la réalité de la chose, et je sais de quoi je parle : depuis la Seconde Guerre Mondiale que je parcours les champs de bataille, et j'ai pas fini de les hanter. Des horreurs, j'en ai vue et j'ai appris à passer outre. Ce que tu me racontes, tu peux dire que c'est horrible, inhumain, que ça ne peut pas rester impuni. C'est toi qui le dis. Ce que j'en dis, moi, c'est que c'est une fresque normale d'une guerre normale. Il y a des dommages collatéraux dans tous les conflits.

Tu t'indignes des viols et des massacres dans un village ? Mais tu t'attends à quoi, exactement ? Arrête d'être idéaliste et pose-toi la question : l'homme le plus normal du monde, qui a quitté sa maison et sa famille dans une guerre qu'il n'a pas demandée, et qui peut mourir le lendemain aussi rapidement qu'il est venu a monde... Et qui se retrouve devant une jolie jeune fille sans défense, une jolie petite fleur qui ne demande qu'à être cueillie. C'est partout pareil. Ton village n'est pas plus malchanceux que ceux de Corée ou du Vietnam, ou encore ceux d'Irak ou d'Afghanistan où la loi Islamiste condamne à mort les gamines qui ont eut l'affront de se faire violer. Regarde la réalité en face, Gamin.

Je dis pas que c'est une chose à cautionner, bien au contraire. Mais ce n'est pas quelque chose d'aussi anormal et inhumain que tu pourrais le penser. Au contraire, c'est très humain, comme façon de faire. Après, tu peux haïr ce petit c*n de noble autant que tu voudras, c'est pas mon problème, mais rappelle-toi de creuser deux tombes avant d'aller te venger. Mais surtout, n'oublie pas que si c'était pas lui, ça aurait été l'armée d'en face. C'est comme ça. Quand tu te retrouves entre deux nations prêtes à se mettre sur la face, y a plus vraiment de neutralité qui tienne...
"

Il avait été tout à fait honnête. Des viols dans les villages des pays attaqués, il en avait vus et revus, encore et encore. Et malgré ça, ces criminels parvenaient à rentrer chez eux et à être médaillés pour leur bravoure au combat. Conneries. Mais surtout, et sans vouloir prendre la défense de quelqu'un qui ne le méritait clairement pas... C'était ainsi que les choses devaient se passer. Car il avait beau être général (par naissance plus que par mérite), il n'en était pas moins qu'un seul homme. Refuser à des soldats désespérés une nuit de plaisirs qu'ils considéraient comme durement méritée, c'était ouvrir la porte à une mutinerie qui, de toute façons, finirait de la même manière, simplement avec un général en moins, et des troupes dispersées sans personne à leur tête, libres de faire encore plus de carnages. Le vampire se disait que, très certainement, le Terafahrian avait surtout pensé à sa propre vie avant celle des villages alentours, mais le résultat était le même.

Le forgeron trempa son doigt dans le sang dans l'un des bocaux et le porta à sa langue. Il le recracha aussitôt, sans signe de dégoût particulier. Il refusait simplement d'avaler la moindre goutte de sang, ne souhaitant pas accélérer sa guérison, pas encore. La Cambia referma le port et le vampire reprit, changeant de sujet.


"Je connais ton niveau (et de toutes manières, le goût ne trompe pas), ça devait pas être de l'Ange d'Armes de haut niveau... Plutôt le contraire, je dirais. Mais n'y vois pas là une remarque insultante, j'ose espérer que t'es assez lucide pour savoir que, dans le cas d'un vrai guerrier chevronné du Paradis, tu serais pas là pour en parler. Mais du coup, je te remercie quand même pour le sang, ça pourra sûrement servir pour quelques enchantements."

Un autre sifflement et la Cambia se dépêcha de prendre les bocaux et d'aller les ranger dans l'arrière-boutique. Ce qu'il venait de dire à l'élève d'Hydrisse, il en savait quelque chose. Si, dans son corps d'adulte et avec toutes ses limitations relevées, il pouvait faire jeu égal avec Castello, ce n'était pas sans raison. La déchéance dans un corps de mortel avait énormément affaibli l'ancien général, qui ne pouvait même plus exploiter ses propres pouvoirs au maximum, et ce même si ses barrières étaient également levées. Mais si ce qu'il disait était vrai, et c'était le cas, un seul Ange d'Armes de son armée, le combattant le plus ordinaire des forces du Paradis, pouvait créer le plus gros carnage que le vampire ait jamais vu. Il se savait fort, d'autant plus dans sa forme d'origine, mais il savait que si un Ange d'Armes, un vrai, pas une simple recrue, devait entrer dans cette boutique, il ne tiendrait pas 3 minutes. C'était une vérité qu'il avait acceptée, et qui lui donnait plus que tout envie de progresser. Suite à cette pensée, le vampire prit l'épée posée sur le comptoir et ne cacha pas une moue de dégoût face à ce qu'il observait. Puis son regard se fit plus dur alors qu'il revenait vers le visage de l'Ange Déchu.

"T'as quand même une sacrée paire de coui**es pour te pointer avec ça chez moi. Sans compter le fait que c'est un travail d'amateur que tu nous a pondu là, c'est limite un miracle qu'elle ait tenu jusqu'ici... Tu m'as pris pour quoi, exactement ? Un pressing ? Tu salopes une lame qui vient même pas de chez moi (ça, à la rigueur, si c'était un travail d'une certaine qualité, ça ne me gênerait pas), et tu demandes à ce que je nettoie tes conneries ? Ça tiendrait qu'à moi, je te dirais de la balancer dans la benne la plus proche. Mais puisque tu veux la réparer, tu vas apprendre à respecter ton matériel : tu nettoies tout le sang qu'il y a dessus, et ce même si ça te prend trois jours et trois nuits pour retirer jusqu'à la dernière trace de sang séché, puis tu la fais passer à la pierre à aiguiser, à la main. Aux dernières nouvelles, le sang, ça émousse les épées : on t'a jamais dit de nettoyer ton arme après un combat ? Je te jure, je devrais te buter pour ce genre de conneries ? C'est une armurerie, ici, par la boutique des miracles de Mère Thérésa. Je fais pas de l'or avec de la m*rde, contrairement à ce qu'on pourrait penser."

Aussi étrange que cela puisse paraitre, lorsqu'il s'agissait de son travail et de son art, le vampire pouvait devenir très agressif et ne plus mâcher ses mots. C'était une leçon que Mystago avait déjà apprise, et cette fois-ci, c'était à Frozen d'y avoir droit. Il pourrait le prendre comme il le voulait, il n'empêchait que le forgeron n'était pas en tort, dans cette histoire. C'était comme aller chez un luthier avec un instrument fabriqué avec les pieds, complètement cassé, et lui demander de remettre le tout en état. Outre le fait que c'était quasiment impossible, c'était avant tout très insultant, de considérer un artisan comme un simple réparateur de bêtises, et le garçon ne supportait pas cela. Il prit quelques grandes inspirations avant de retrouver un semblant de calme et de tousser un peu de sang, après avoir haussé la voix précédemment. Il reprit plus doucement.

"Bien, concernant ton arme, maintenant.

Sache que je ne me suis jamais battu contre Shigan. Enfin, si, une fois, je l'ai tabassé. Mais il n'a pas vraiment eu l'occasion de répliquer. Tout ça pour dire que je ne connais pas de visu ses pouvoirs, ni son style de combat, ni quoi que ce soit le concernant. De toutes façons, ça ne m'intéresse qu'à moitié, vu que si je devais me battre sérieusement contre lui, et c'est la même chose si je devais me battre sérieusement contre toi, il ne tiendrait certainement pas plus de 20 minutes, et il devrait être sacrément résistant pour ça.

Du coup, je ne sais pas quoi te fabriquer, et même... Ça ne marche pas comme ça. Tu as ici une liste pour la fabrication d'armes sur mesures (la liste n'est pas exhaustive, n'hésite pas à demander des choses qui ne sont pas notées, je pourrais avoir oublié de les noter mais les avoir en stock). Dis-moi ce que tu aimerais, ce que tu penses qui serait efficace pour faire ce que tu as à faire, et ce sera fait. Et tu n'auras peut-être même pas besoin de vider entièrement ta tirelire.

Une dernière chose, enfin. Tu n'es pas au-dessus des lois. Si tu commets un meurtre sur un autre élève, tu seras banni de ces lieux et personne ne te protégera des représailles d'Eunoyab sur ta face. L'Académie et la zone qui l'entoure est neutre, mais nous ne mettrons pas en danger cette neutralité parce que tu n'as pas su te contrôler. T'es prévenu.
"

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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 12:39 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

Que devait-il répondre au forgeron ? Certes son histoire de famille était sanglante et tragique mais lui avait appris à vivre avec, durant ses nombreuses années d'existence que lui conférait son statut de vampire. Frozen cependant ne connaissait que très peu le sentiment de haine infinie lorsque l'on voit les siens morts, et piétinés par les chiens responsables de leur décès. Toutes ses paroles sur les guerres muggles, Frozen les entendait mais ça n'y changeait rien :


«  C'est bien beau tout ce que tu me dis là, mais toi, si tu étais à ma place, ne serais-ce qu'une seule seconde, regardes moi droit dans les yeux et dis moi, dis moi que tu arriverais à regarder ce gnou pédonculé dans les yeux, en le considérant toujours comme une personne comme les autres. Sois honnête, peut être a-tu connu les pires horreurs du monde, je suis conscient que mon cas n'est rien par rapport à certains qui crèvent sous les bombes, mais le seul moyen de me vider l'esprit, c'est d'le crever, et rien ne m'en empêchera. Même si il était tranquille à Beth pendant le massacre, c'est forcément lui, ou son père, ou quelqu'un qu'il connait, quelqu'un qu'il aime et qui l'aime, et tout le vice de la chose est là. J'irais au pied du trône de son père, avec sa tête au bout de ma lame, il en est ainsi. Ils m'ont pris ce que j'ai de plus cher, je n'avais plus de famille, plus rien, à part ceux qui m'ont vu grandir. »


Il reprit son souffle et continua :


« Je sais très bien que c'est loin d'être inhabituel et anormal, mais quand tu as les moyens, et l'envie, de faire payer à ces gens, tu y vas, et tu poses pas de questions ! Les gens qui dirigent plus par son nom que par son talent m'ont tout pris, je suis le dernier, alors tant qu'à faire, en partant, j'emporte un souvenir avec moi. »


Ensuite, le Déchu s’attendait beaucoup à la réaction du forgeron au sujet de la lame ensanglantée, et un petit rictus apparut dans le coin de sa bouche, il s'empressa de reprendre son épée et de la repositionner dans son dos en disant :


« Je m'en occuperas en rentrant, pardon Papa … »


Soit le tenancier allait se calmer, soit il allait encore plus s'énerver, alors quitte à se faire broyer en sortant, autant s'être amusé à l'intérieur. Ensuite, Stewart lança un sujet intéressant, ou presque, celui des représailles, et Frozen réagit instantanément :


« Pas de problèmes là dessus, la neutralité de l'Académie ne sera pas mise sur la table, une fois ma tâche accomplie, je quitte définitivement ces lieux, et je vais chercher la paix éternelle sur le trône d'Eunoyab. »


Plus rien n'aurait pu l'arrêter, sauf une seule personne. Cependant, Frozen était désormais seul, et ne doutant pas de sa capacité à écraser Shigan, rien n'allait se mettre en travers de sa route, à moins que … Il reprit ensuite la discussion au sujet de la raison première de sa venue, regardant toujours son interlocuteur dans les yeux, il réfléchit un bref instant et enchaîna :


« Shigan est légèrement rapide, mais très sensible lorsqu'il est immobilisé, je souhaiterais deux dagues, d'une longueur de 60 centimètres, presque des épées. Pour le métal, c'est pour ça que je suis ici, devant toi. Je n'ai que très peu de connaissances dans ton domaine, et j'aimerais savoir si tu dispose, où si tu as la connaissance d'un métal spécialement efficace contre les dragons. Je ne pense pas qu'il aura le temps de se transformer en méchant gros lézard, mais on ne sait jamais. Il me faudrait de quoi passer à travers ses écailles sans trop de difficultés. Je t'écoute. »


Le brun voulait réellement faire les choses proprement, sans trop se salir les mains. Il ne voulait absolument d'un combat long et épique, il n'avait plus aucune raison de rester vivre dans ce monde, il cherchait à plier ce massacre rapidement, à l'écraser, lui et sa noblesse, rien de plus.
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 14:33 (2014)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un. Répondre en citant

"Tu comprends pas trop où je veux en venir, avec mon discours... Mais c'est pas grave."

Le vampire s'était calmé, et avait même esquissé une ébauche de rictus quand l'Ange Déchu l'avait ironiquement appelé Papa suite à la réprimande qu'il s'était prise par rapport à son arme complètement dégradée. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas entendu quelqu'un se référer à lui de la sorte. Mayta était partie quand les troubles à l'Académie avaient commencé à se faire sentir, et il en était assez heureux, au vu de toutes les horreurs qui s'y étaient passées. Mais elle lui manquait, malgré tout, même si de la compagnie n'aurait pas forcément été une bonne chose : après tout, qui aimerait vivre sous le même toit qu'un alcoolique aigri et dévasté. Quoi qu'il en soit, son regard se posa de nouveau sur le jeune homme en face de lui avant de reprendre le fil de sa pensée.

"Je ne dis pas que tu ne dois pas chercher à te venger, ou que tu dois le considérer comme quelqu'un de toute à fait normal. Ce que je veux dire, c'est que tu ne devrais pas considérer cet acte de violence contre ton village comme quelque chose d'aussi horrible qu'on pourrait le penser, quand on t'entend parler. Ce n'est pas à cautionner -bien que cela dépende du point de vue- mais ce n'est pas non plus quelque chose d'aussi inhabituel que tu peux le croire. J'ai déjà été dans ta situation, mais j'y suis allé au cas par cas. C'est tout le système qui est erroné, mais on n'y peut rien. On peut toujours tenter de saboter le système, si on en a les convictions... Mais ce n'est pas pour ça que tu es là. Je sais ce que tu ressens, je l'ai vécu plus de fois qu'un homme pourrait le supporter, mais je suis toujours vivant, je suis toujours debout, et je peux encore buter de sang-froid le prochain qui entrera dans cette boutique pour me chercher des crosses... Tu veux mourir, c'est ton problème et ça ne me fera ni chaud ni froid de savoir que ta tête est empalée sur une pique dans un royaume plus ou moins lointain. De toutes façons, que ce soit aujourd'hui ou un autre jour, j'aurais fini par te tuer à notre prochaine rencontre..."

Il n'avait pas haussé le ton, se contentant de chuchoter ces paroles, ces quelques vérités bien à lui. Pendant qu'il parlait, comme si ces discussions étaient quelque chose de tout à fait banal pour lui, il prenait des papiers dans ses tiroirs et les survolait rapidement avant de les ranger ici et là. Passer outre, se faire justice sans pour autant changer le monde. Il n'était pas là pour ça, de toutes manières. Son but à lui, c'était de n'être que de passage. Un passage anormalement long. Mais il était tout de même satisfait de voir que l'Ange Déchu était assez lucide pour comprendre que la guerre n'avait rien d'un jeu d'enfants. Les soldats eux-mêmes, bien souvent, étaient des victimes, comme lui l'avait été. Seul un fou peut partir la fleur au fusil et revenir heureux d'avoir ainsi frôlé la mort et l'avoir distribuée à tour de bras. Et il n'était pas fou, pas aussi fou que certains pouvaient le penser.

"Tu fais ce que tu voudras quand il sera mort, pour peu que tu arrives à le tuer, j'entends bien. Tant que l'Académie n'a pas de problèmes à cause de ta gueule, ça me va."

Enfin, il réfléchit à la commande. Il ne connaissait qu'une chose qui puisse mortellement blesser un dragon. D'ailleurs, sa propre sœur disposait d'une arme de ce type, et il avait pu l'approcher et la manipuler à plusieurs reprises. Ce n'était pas n'importe quoi, ou plutôt, ça pouvait l'être... Mais il était nécessaire d'avoir un ingrédient très particulier, qu'il n'avait pas sous la main pour des raisons qui deviendraient vite évidentes pour Frozen, bien qu'il se dit qu'il faudrait qu'il arrive à trouver des fournisseurs.

"Si tu veux des armes d'une longueur de 60 centimètres, on part sur des épées ou sabres courts. Faudra que tu me dises si tu les préfères à simple ou double tranchants, lame droite ou courbée, et tous les détails esthétiques. Si tu as un modèle, c'est mieux.

Pour le métal, maintenant, c'est là que les choses se corsent. Et elles se corsent non pas pour moi, mais pour toi. Parce que je vais t'apprendre quelque chose, sur les dragons, et plus particulièrement les armes qui tuent les dragons. Paradoxalement, la seule manière que je connaisse de blesser mortellement un dragon... C'est d'utiliser une lame forgée ou trempée dans du sang de dragon. En d'autres termes, pour blesser un dragon, il faut avoir blessé un dragon. Et dans le cas précis, n'importe quel métal fera l'affaire, et c'est là que c'est très intéressant : si tu as du sang de dragon à portée de main, n'importe quel bout de ferraille pointu pourra devenir une arme mortelle.

Tu peux choisir le métal que tu voudras, pour tes lames, si jamais tu souhaites, pour une raison ou une autre, tuer autre chose avec. Mais il faudra que tu me trouves du sang de dragon pour que je l'incorpore, je pourrai pas faire sans et j'en ai pas en stock. Bien sûr, tu peux toujours essayer la facilité et aller demander à Mystago de te donner du sang de son dragon, ou demander à Spada de se vider un peu les veines pour toi, ça marchera tout aussi. Par contre, je ne suis pas sûr que les hybrides comme Shigan donneront du bon sang, dans le sens où il sera coupé avec autre chose et aura perdu de sa pureté. TU sais ce qu'il te reste à faire, Gamin.
"

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*Avatar & Signature by Nier*

"... Personnellement, il m'arrive de renâcler à l'idée d'inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée."

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:59 (2017)    Sujet du message: Bonsoir, je veux tuer quelqu'un.

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